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18 mars 2008

McCoy Tyner, un monument

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Il est le dernier musicien vivant du quartette historique des années 1960 mené par le saxophoniste John Coltrane (1926-1967) avec Jimmy Garrison (contrebasse, 1933-1976) et Elvin Jones (batterie, 1927-2004). Alfred McCoy Tyner, né en 1938, à Philadelphie (Pennsylvanie), est aussi l'un des derniers pianistes de la grande histoire du jazz avec Hank Jones et Barry Harris.

 



McCoy Tyner, un monument, donc. Dont on rappellera qu'il a rejoint Coltrane en n'ayant pas encore trois poils au menton - comme le batteur Tony Williams avait rejoint Miles Davis au sortir de l'adolescence - et surtout que sa vie artistique post-coltranienne a été, est toujours, forte, prenante. Du solo au big band.

TOUT À LEUR AISE

En 2008, le nouvel enregistrement de McCoy Tyner paraît sur McCoy Music, le label qu'il vient de créer. Quartet, titre simple, on sait où l'on va. C'est McCoy Tyner en quartette. Avec Joe Lovano au saxophone, Christian McBride à la contrebasse et Jeff "Tain" Watts à la batterie. L'un des grands sons du saxophone grandi dans l'héritage coltranien, qu'il a su absorber, et une rythmique dont les deux membres font régulièrement des merveilles dans le jazz actuel.

Quartet a été enregistré au Yoshi's, fameux club de la Bay Area, à Oakland (Californie), les 30 et 31 décembre 2006. "La meilleure acoustique et la meilleure atmosphère" de la région selon le magazine Fortune. Tyner et ses camarades y sont tout à leur aise. Dès les premières notes de Walk Spirit, Talk Spirit, c'est l'appel à l'authentique spiritualité du jazz - pas celle mise en scène ces derniers temps de manière un peu fumeuse (Le Monde du 12 février) - transport tranquille en emprunt respectueux au Love Supreme de Coltrane.

La suite est du même haut niveau. Liberté tonale, interactivité, jeux de pleine énergie et de dynamisme sans mettre l'ego en surmultiplié. Deux pièces centrales, Sama Layuca, par ses virées free et Passion Dance par sa mise en valeur de McBride et Watts avant que Tyner prenne son plein essor, sont des moments radieux de cet enregistrement. Au final, sur l'unique composition qu'il ne signe pas, For All We Know, Tyner, en solo, conduit, une fois encore, la musique au sommet.

Posté par Olaf Vinklaf à 15:52 - JAZZ - Commentaires [0] - Permalien [#]

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